Mauritanie : Le discours de Diko Hanoune lors de l’événement du 29 février 2024 à Genève devant le parterre mondial

Mauritanie : Le discours de Diko Hanoune lors de l’événement du 29 février 2024 à Genève devant le parterre mondial

La Mauritanie est un état d’apartheid arabo-musulman paisiblement installé dans le sahel depuis en 1960, qui attire la confiance aveugle des grandes nations démocratiques et du monde libre.

Je remercie d’abord les panelistes et l’assistance dans la salle.

La campagne pour la protection et la promotion des droits de l’homme, de la démocratie, de l’État de droit et de la justice internationale ne doit jamais cesser, car, c’est une campagne juste pour l’équilibre mondial.

La Mauritanie est un Etat d’apartheid arabo-musulman paisiblement installé dans le sahel depuis en 1960, qui attire la confiance aveugle des grandes nations démocratiques et du monde libre. Voilà quelque chose qui nous préoccupe depuis plusieurs années.

Comment peut-on promouvoir la paix, la stabilité, assurer la sécurité des peuples, le respect des droits de l’homme, lutter contre l’esclavage, le racisme et de toute forme de discrimination en soutenant une dictature raciale dans le sahel ?

Comment peut-on mettre fin à l’immigration illégale si l’Europe apporte son soutien financier colossal à un Etat comme la Mauritanie qui ne respecte rien ? Les élections ont été toujours entassées par la fraude massive.

Les différents dirigeants de la république islamique de Mauritanie refusent systématiquement de reconnaitre les abolitionnistes de l’esclavage.

Le premier mouvement de libération et d’émancipation des esclaves s’appelle El-Hor (qui se traduit par liberté), il a été créé clandestinement en 1974 par le Dr Mohamed Yahya Ould Ciré, président de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe, avec l’ambassadeur Bilal Ould Werzeg et la sœur de Bilal paix à son âme, El-Hor n’est toujours pas reconnu 50 ans après.

L’association Sos-Esclaves de Mauritanie a été créée en 1995, elle n’a eu sa reconnaissance qu’en 2005 après plusieurs années de lutte. L’association des Haratine de Mauritanie en Europe a été créée en 2001, elle n’est toujours pas reconnue en Mauritanie après 23 ans d’existence.

 L’ONG anti-esclavagiste Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), créée en 2008 par un groupe d’activistes dont Biram Dah Abeid, Président de l’IRA, n’a eu son attestation de reconnaissance définitive que le 31 décembre 2021 après 13 ans de lutte sans relâche. Les lois criminalisant l’esclavage et le racisme sont faites pour tromper l’opinion internationale et séduire les bailleurs de fonds.

Les opposant noirs mauritaniens sont privés de partis politiques pour les empêcher d’être des concurrents aux arabo-berbères, Biram Dah Abeid et ses camarades de lutte ont créé le parti de la Refondation pour une Action Globale (RAG)  en 2013, le gouvernement Mauritanien refuse de leur donner son agrément depuis 11 ans malgré toutes les démarches nécessaires.  

Ce 13 février 2024, le député Biram Dah Abeid est victime d’une plainte abusive pour diffamation, la plainte est déposée par le leader d’un parti politique qui complote avec le pouvoir pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle prévue en juin 2024.

Son immunité parlementaire a été levée par le bureau de l’assemblée nationale le 20 février 2024. L’objectif est de lui fabriquer un casier judiciaire pour l’empêcher de briguer dans les prochaines échéances présidentielles ainsi que   toutes les autres échéances électorales.  

En 2023, plusieurs jeunes noirs ont été tués dans des commissariats de police à l’exemple de Souvi Ould Cheine, Oumar Diop, Mohamed Lemine Ould Samba etc…. Les auteurs de ces odieux crimes sont tous des fonctionnaires de la police. Certains policiers auteurs de crimes sont libres et continuent à exercer dans la police sous la couverture du ministère de l’intérieur et la direction de la sureté nationale.

En 1989, l’état mauritanien a tué plusieurs milliers de ses citoyens Poulars et déporté plusieurs milliers d’autres vers le Mali et le Sénégal. L’état partie refuse de juger les criminels qu’il  protège par une loi d’amnistie depuis en 1993.

Diko Hanoune secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), Site : www.haratine.com Blog : https://haratine.blogspot.com/

NB : Au nom du député Biram Dah Abeid, je tiens à remercier  Mme la présidente de l’organisation Pas de Paix sans Justice Tara Raynor O’grady, le député Marco Perduca, Niccolo Figa Talamanca, du jeune dynamique Giaccomo,  mais aussi ces états qui ont remarqué leur présence comme les Etats-Unis d’Amériques, Luxemburg, Royaume de la Belgique, la Palestine, République de la Tanzanie, le Soudan, République Populaire de la Chine, le Sahara Occidental et enfin j’adresse mes excuses à ceux dont j’ai oublié de citer les noms.

Que la paix soit avec vous.

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