Le turban : l’adjuvant des braqueurs de Soukouk

Le turban : l’adjuvant des braqueurs de Soukouk

Le Braquage de la banque BPM dans le quartier Soukouk, par deux Égyptiens habillés en boubou traditionnel Mauritanien, la tête « logée » dans le turban, nous rappelle encore jusqu’où ce mode vestimentaire est inapproprié en ville.

Deux Égyptiens plutôt ordinaires qui, pour commettre leur forfaiture se mettent en scène comme au théâtre, portent un masque ( le turban de chez nous), un véritable dissimulateur d’identité.

Ainsi la tête  » logée » dans l’étoffe de tissu,
ils se mirent dans la peau et la personnalité du « Mauritanien type » en enfilant le boubou et le turban; ce qui leur a permis de passer inaperçu, sans alerter le moindre soupçon au mépris des règles élémentaires de sécurité normalement en vigueur dans les établissements bancaires.

Ils ont réussi en pleine journée, en face de l’une des routes les plus fréquentées de Nouakchott à s’introduire et exécuter le plan de leur opération de hold-up sans difficulté et avec une facilité déconcertante.

Leur arrestation en Guinée, leur extradition en Mauritanie et les images de la reconstitution de l’opération ont été diffusées de manière spectaculaire et ostentatoire comparées à la banalité qui caractérise leur mode opératoire.

Ailleurs pour braquer une banque, il faut beaucoup de science et de génie du fait qu’il n’est pas facile de contourner facilement les règles de sécurité minimales dans les lieux publics ou privés.

Les autorités qui sont chargées d’assurer la sécurité publique ont-elles tiré les leçons de ce braquage pour le moins incongru ?

Tirer toutes les leçons de ce camouflet et cette faille sécuritaires, c’est réglementer le port du turban dans les lieux et espace publics.
Il s’agit désormais d’une urgence sécuritaire qui nous amène à adapter notre mode vestimentaire aux nouvelles formes de banditisme.

Même s’il est vrai que le turban reste une bonne solution pour nous protéger contre les tempêtes de sable, un temps quasi régulier en Mauritanie et particulièrement à Nouakchott, il faut reconnaître que le turban est désormais utilisé comme stratégie de camouflage par de nombreux délinquants, une manière de dissimuler leur visage derrière « le morceau de tissu » pour échapper aux caméras de surveillance.

Seyré SIDIBE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *